Historique du 6e Régiment du génie :
Le 6ème régiment du génie naît d’une réorganisation de l’artillerie et du génie. Sa
constitution et son organisation résultent plus particulièrement de la solution apportée
à une question longtemps récurrente au sein de l’armée : la question des pontonniers.
Le choix de l’implantation du 6ème RG est lié à la place conquise au fil des années par
le régiment des pontonniers de la cité angevine. Ainsi c’est en 1894 qu’est créé le 6ème
régiment du génie.
Il a d’emblée vocation à servir outre mer. Il intervient dès 1895 à Madagascar où il
participe à la construction des ponts et à la réalisation de pistes. En 1900 également, lors
du soulèvement des Boxers, le 6 est désigné pour faire partie du corps expéditionnaire
envoyé en Chine.
C’est au cours du premier conflit mondial que le régiment acquiert ses plus grands titres
de gloire. Ses compagnies s’illustrent sur tout le front dans la Marne, à Verdun, dans
l’Aisne et en Champagne.
Entre 1946 et 1954, le régiment fournit de nombreux détachements au corps
expéditionnaire en Extrême Orient.
En 1977, à Angers est créée la 59ème Compagnie du Génie de la 9ème Division d’Infanterie
de Marine : c’est le début des sapeurs de marine.
Puis en 1984, face aux besoins croissants de génie dans les opérations extérieures, cette
unique compagnie se voit doublée, et ces deux unités prennent alors les appellations de
141ème et 142ème CGDIMa. En même temps elles sont entièrement professionnalisées et
affectées au 6ème régiment du génie. 
Enfin en 1993, c’est le 6 tout entier qui devient le régiment de génie de la 9ème DIMa.
Aptes à remplir toutes les missions qui leur sont confiées et plus particulièrement l’appui
aux opérations amphibies, les sapeurs de marine participent à toutes les missions
extérieures de la 9ème division, devenue brigade de marine.
Ainsi, depuis plus de 30 ans, c’est aux côtés des marsouins et des bigors que les
sapeurs de marine se sont battus au Liban, en République Centre Africaine, au Tchad,
au Pakistan, en Irak, au Cambodge, en Somalie, dans les Balkans, en Afghanistan, au
Congo ou encore aujourd’hui en Côte d’Ivoire.
Deux héros :
Mauduits et Cadoret
Le 30 octobre vers 10 heures, dans la région du Labyrinthe, les
Allemands font exploser entre les lignes
un fourneau qui emmure deux sapeurs creusant une galerie de mines destinée à aller au-delà des lignes
allemandes.
Mauduit et Cadoret sont bloqués à 28 mètres de l’entrée. Ils creusent vers le haut en oblique ; ils débouchent à
l’air libre … mais à proximité de la tranchée allemande ! Il fait nuit entre le 30 et le 31 octobre.
PAS QUESTION DE SE RENDRE.
Ils redescendent et creusent en sens inverse, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre ils débouchent dans
l’entonnoir que la mine allemande a creusé (15 mètres de diamètre), la nuit est très claire.
Depuis 2 jours ils n’ont ni bu ni mangé. La troisième nuit, le 1er novembre vers 23 heures ils rejoignent nos
lignes !
Cadoret et Mauduit reçoivent la Médaille Militaire.
